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Avril 2012 - En Contact #67 : Carnets de voyage chinois des équipe de Colorado. Lire

Mars 2012 - En Contact #66 : Interview de Nicolas Calleux, Directeur des activités Formation de Colorado. Lire

Mars 2012 - En Contact #66 : Carnets de voyage tôkyôïte des équipe de Colorado. Lire

Mars 2012 : Ralph Hababou nous livre son avis d'expert ! Lire

Février 2012 - Aurélien Gragnic rejoint l'institut d'études 100% Satisfaction en qualité de Directeur Général lire le CP

Décembre 2011 - En-Contact n°65 : Interview de Stephan ROUILLON, Consultant Senior de Colorado Conseil lire

Décembre 2011 - Short Track : Adapter sa Relation Client aux différentes générations lire

6 décembre 2011 - L'évaluation post transactionnelle : une vraie révolution ? Venez nous rencontrer à INTERACTIONS 2011

Octobre 2011 - Comment mettre en place une charte de satisfaction client (ici) ?

Octobre 2011 - Découvrez nos business cases "Formation" pour vos collaborateurs en relation client à distance (ici), sur vos points de vente (ici), chez vos clients (ici)

Octobre 2011 - En-Contact n°64 : Interview de Patrice MAZOYER, Président de Colorado Groupe lire

Octobre 2011 - Découvrez nos études de satisfaction (NPS, 360°, labo luxe) : cliquez ici

Octobre 2011 - Cycle Social Relation Client : Interview avec Benjamin Huneau lire

Septembre 2011 - Découvrez nos offres de mystery shopping (programme mystère) et notre panel de clients mystères

Septembre 2011 - Short Track : Médias sociaux et Relation Clients : quelles opportunités ? lire

Septembre 2011 - Télécharger l'avis d'expert : Xavier Querat-Hement - Groupe La Poste

Juillet 2011 - Télécharger l'avis d'expert : Anne Chanceaulme - DANONE

10 juin 2011 : Petit-déjeuner démonstration Rétention Fidélisation : Traitement des mails complexes à l'Hôtel Mariott. Pour réserver, cliquez ici

Mai 2011 - Short Track : Des bonnes pratiques du pilotage d'un outsourcer en Relation Client lire

Avril 2011 - Retrouvez la fiche pratique de l'atelier qualité de l'AFRC animé en collaboration avec 100% Satisfaction

Mars 2011 - Découvrez les témoignages de nos clients dans le nouvel encart Colorado réalisé en partenariat avec Relation Client magazine

Mars 2011 - Short Track : Comment créer de la proximité dans un dispositif multicanal de relation client ? L'exemple de la banque de détail lire

Retrouvez-nous les 5,6 et 7 Avril 2011 au Salon de la Relation Client sur le stand D39.

Février 2010 : Colorado Groupe recrute des consultants en Relation Client : consultez l'annonce ici

Février 2010 : Colorado Groupe recrute un consultant étude : consultez l'annonce ici

15 Mars 2011 : Venez découvrir notre nouveau programme Performance Client SPEED CONQUETE lors d'un petit déjeuner à l'Hôtel Mariott Champs-Elysées. Pour réserver, cliquez ici.

Janvier 2011 - Télécharger l'avis d'expert : Philippe Vingrief - BNP PARIBAS

Janvier 2011 - Short Track : Et si en 2011, on pilotait les attentes de nos clients ? lire

Janvier 2011 - Toutes les équipes de Colorado Groupe vous souhaitent leurs meilleurs voeux pour cette nouvelle année ! Cliquez ici

Décembre 2010 - Voyage temporel avec Patrice Mazoyer : les grandes tendances de la Relation Client à l'horizon 2020 ! Cliquez ici pour lire l'article

Novembre 2010 - Télécharger l'avis d'expert : Henri Brisse - Beneteau

Novembre 2010 - Cyril Bouaziz rejoint Colorado Groupe en qualité de Responsable du développement Mystery Shopping

Octobre 2010 - Colorado Groupe communique dans Relation Client Mag, E-Commerce et En-Contact. Découvrez la nouvelle publicité de Colorado Groupe ici

Octobre 2010 - Short Track : Contact Avoidance Strategy vs First Contact Resolution lire

Septembre 2010 - Télécharger l'avis d'expert : Valérie DARMAILLACQ - Voyages-sncf.com

Septembre 2010 : Le télétravail : générateur de performance en centres de contacts ? lire

Juin 2010 : Short Track juin 2010 - Centre de contact : Vers la ré-internalisation ? lire

03 juin 2010 : Colorado Formation signe un partenariat avec la Fédération Nationale des Gîtes de France et Agefos PME... en savoir +

Mai 2010 - Relation Client Magazine : Comment réaliser une enquête de satisfaction ?

Mai 2010 - Télécharger l'avis d'expert : David LATTES, Alico Direct France

Focues relation client

Comment créer de la proximité dans un dispositif multicanal de relation client ? (suite)

Proximité et relation client multi-canal

C. LES LEVIERS DE LA PROXIMITÉ

L’agence bancaire : un rôle prépondérant

L’agence répond aux critères de simplicité, de lisibilité, permet en principe de rentrer en contact avec l’interlocuteur souhaité et d’être reconnu. Le grand paradoxe de l’agence est qu’elle est à la fois coûteuse, de moins en moins fréquentée, et que pourtant elle conserve un rôle essentiel. De canal prépondérant, elle devient ambassadrice de l’enseigne. D’ailleurs comme l’indique le diagramme ci-contre, les Français vont de moins en moins souvent en agence mais très peu ont totalement cessé de s’y rendre. Pour beaucoup, sa présence est essentielle, rassurante. De plus, en France les agences demeurent le premier lieu de souscription. En conséquence, la majorité des réseaux de banque de détail français mettent actuellement en avant le rôle de l’agence dans leur communication publique. La BNP vient d’ouvrir une agence de nouvelle génération, centrée sur l’accueil, dans le quartier de l’Opéra à Paris. La Société Générale insiste sur la possibilité de contacter son agence par email. Chez Tarnaud, on spécifie que le client a le numéro de téléphone direct et l’email de son conseiller.

Graphique FCR vs CAS

Suivant les réseaux, l’agence conserve un rôle plus ou moins prépondérant dans la relation client :

  • Elle peut être le centre névralgique de la relation, centrée autour du conseiller, qui pilote la relation et gère la majorité des contacts, qui sont concentrés vers l’agence. La problématique rencontrée par de nombreux réseaux est qu’il est bien plus difficile de quantifier la valeur de l’agence, de piloter son niveau de service, son taux de résolution, etc. Les outils (CRM, voix sur IP, téléphonie et pilotage intégré des e-mails) se développent et devraient faciliter ce pilotage, sous réserve d’une organisation appropriée.
  • L’agence peut, à l’opposé, viser un modèle low-cost, profitant de la baisse du trafic. Moins de personnel à l’accueil, multiplication des guichets automatiques, mise en avant des numéros d’accès par téléphone et d’internet. Pour le moment un vrai modèle low-cost n’a été réellement mis en place que dans des réseaux en expansion, en Asie et en Inde, mais des variantes ont été testées, comme les Caisses d’Épargne avec le « libre-service conseil ».
  • En France, les grands réseaux commencent à développer le modèle de l’agence en ligne. Les services sont les mêmes, les clients sont affectés à un conseiller. Mais l’agence est physiquement inaccessible aux clients, hébergée par exemple auprès d’un centre de contacts. La proximité y perd ce qu’y gagne le pilotage des niveaux de service et du ratio entre la taille de l’agence et le nombre de clients.

Ces trois modèles actionnent des leviers de proximité différents (horaires élargis, proximité physique, reconnaissance, etc). En revanche, une stratégie dissuasive visant à encourager le basculement des clients vers les canaux à distance, en restreignant l’accès à l’agence (horaires restreints, appels renvoyés sur un centre de contact, impossibilité d’envoyer un email à son conseiller), ne peut favoriser la proximité. Les banques devraient probablement continuer de privilégier une stratégie incitative et développer des canaux ultra-performants sans limiter l’accès à l’agence.

Le conseiller : s’inspirer de la gestion privée ?

Le conseiller satisfait les mêmes critères que l’agence, avec une emphase sur la personnalisation qui est compensée par une disponibilité limitée et par un turn-over potentiellement élevé. Le terme employé dans la banque privée, Relationship Manager, est intéressant car il met la relation au coeur du rôle du conseiller, qui ne gère plus un portefeuille de clients mais un ensemble de relations. La proximité, c’est lui. Il est responsable de l’ensemble de la relation qu’entretient le client avec sa banque, même s’il n’expédie pas les relevés, ne traite pas forcément toutes les demandes et se fait accompagner d’un spécialiste pour les sujets qui dépassent sa compétence. La relation est telle que le client préfère parfois suivre son relationship manager, quitte à changer d’enseigne.

En banque de détail, le nombre de clients par conseiller est dix fois plus élevé qu’en banque privée. Il est physiquement et matériellement impossible d’emmener déjeuner chacun de ses clients chaque année. Il est naturellement prioritaire de s’occuper des clients les plus stratégiques, que ce soit du fait de leur fragilité, du potentiel qu’ils représentent ou de leur contribution actuelle au PNB. Et les autres ? Les enquêtes révèlent qu’ils ne seront pas plus frustrés de mal connaître leur « relationship manager » que de ne pas en avoir. Et ce, à la condition absolue d’avoir accès au conseiller lorsqu’ils le souhaitent.

Prendre garde à l’uniformité

Les process formalisés et contraints par les outils informatiques ont forcé les réseaux à uniformiser leurs pratiques. La prépondérance de la stratégie de marque a, elle, uniformisé l’esthétique, les enseignes, les codes couleur. Trop souvent, la force de l’identité globale a annihilé l’expression individuelle. En termes de proximité, les critères de personnalisation, de lisibilité, de courtoisie, deviennent standardisés et participent peu à la relation. Comment se sentir proche de quelque chose de standardisé, d’uniforme quel que soit le lieu ? McDonald’s, précurseur dans la stratégie de marque et les process l’a compris et a embauché dès 2000 un designer professionnel pour traiter de la personnalisation des restaurants.

Dans une banque cela peut se faire de différentes façons ; en voici quelques exemples :

  • Faire donner par le conseiller une carte de visite sur laquelle il inscrira ses coordonnées à la main, signe de complicité avec le client.
  • Lorsque c’est possible, mettre en avant le rôle du conseiller, par exemple pour obtenir une réduction « exceptionnelle » du taux consenti à un client pour un crédit.
  • Conserver à l’agence un numéro de téléphone géographique (Ex : 02 34 56 78 90), et ce, même s’il est routé directement à un CRC qui se présente comme le service client de l’agence.

Des parcours cohérents basés sur la connaissance des clients

Parce que les bases de clients des banques de réseau en France sont souvent très hétérogènes, la proximité développée pour un client peut être ressentie comme une distance par un autre. Pour l’avocat d’affaires, être proche de sa banque peut résider dans la possibilité de changer des devises via son i-phone à 5 heures du matin en descendant d’un avion. Un japonais s’installant en France appréciera peut-être plus que quelqu’un prenne une heure entière pour lui expliquer calmement le fonctionnement de sa carte de crédit et des virements automatiques.

Le fond est qu’il n’est pas utile de proposer, à tout client et à chaque instant, l’accès à chaque service sur chaque canal. Ce qui est important, c’est de proposer des parcours naturels, intuitifs pour les clients, facile à à expliquer et à utiliser. Pour cela, il est primordial de comprendre les attentes et les besoins des grands segments de clients, et de mettre en place des parcours cohérents. Un client ayant contacté le centre d’appels pour obtenir des précisions sur son relevé s’attendra probablement à ce que son interlocuteur puisse réaliser des opérations simples comme un virement. Pour autant, il n’exigera vraisemblablement pas de pouvoir, par exemple, rembourser un crédit immobilier par anticipation, au téléphone.

Plusieurs banques en France ont créé des agences en ligne pour s’occuper de certaines catégories de clients. C’est un bon exemple de la définition d’un parcours cohérent adapté à des segments précis de clientèle.

Dans ce parcours, le centre de contacts (téléphone, emails, chat, etc.) peut avoir un rôle prépondérant sans nécessairement affecter la proximité. Pour cela il doit réunir plusieurs conditions, et en particulier :

  • La transparence : le client doit être informé que son appel est traité hors de l’agence.
  • Un rôle clair vis-à-vis de l’agence / le client doit comprendre qui fait quoi et, si possible, ressentir une continuité.
  • Un spectre d’intervention cohérent.

Une gestion professionnelle de l’accueil téléphonique et email

Dans les secteurs organisés en réseaux physiques, la gestion des appels et des e-mails des clients est souvent hétérogène, le traitement n’étant que l’une des activités, peu industrialisée, des personnels d’accueil. Le pilotage (quantitatif et qualitatif ) des flux téléphoniques et e-mail traités par le réseau, bien moins élaboré qu’en centre de contacts, est plus complexe.

Dans les banques, la mise en place très tôt des services de banque vocale (filvert, filbanque, étoile direct…) a traité une partie du problème.

De nombreuses banques ont mis en place des plateformes de service client centralisées au niveau régional ou national, sans qu’elles soient nécessairement amenées à traiter tous les appels et e-mails reçus des clients. Les modèles d’organisation du traitement des appels et emails sont divers sans que l’une ou l’autre organisation soit plus pertinente a priori.

Enfin, des standards sont en train de s’établir en matière d’accueil téléphonique :

  • Les numéros surtaxés disparaissent progressivement au profit des numéros type Cristal (cf. loi LME).
  • Les serveurs vocaux, lorsqu’il y en a, commencent à être remplacés par des dispositifs de langage naturel qui permettent un spectre plus large, une meilleure organisation mais également une expérience plus agréable, le client ayant moins l’impression de dialoguer avec une machine.
  • Le pilotage des différents canaux s’améliore y compris en agence grâce aux outils de voix sur IP et de gestion d’emails avancés.

D. CONCLUSION

Les banques disposent aujourd’hui d’un large éventail d’outils pour générer de la proximité dans leur relation- client. Les enjeux reposent sur la mise en oeuvre de schémas appropriés, nourris de la connaissance fine des clients, cohérents entre eux, lisibles et compatibles avec les objectifs opérationnels des réseaux. Contrairement à d’autres secteurs, les canaux récents (internet, Smartphones, plateformes d’appels etc.) ne cannibalisent qu’en partie la fonction de l’agence, les meilleurs réseaux étant ceux qui adopteront un juste positionnement du curseur en cohérence avec leur base client.

Sources :

Les Echos, 6 Décembre 2010 : Les réseaux bancaires revisitent leur relation client au travers de leurs agences Fédération Bancaire Française

Claude DUPUY et André TORRE : Confiance et proximité, in Pecqueur B. et Zimmermann J.B. (eds), 2004, Economie de Proximités, Hermès, Paris www.larousse.fr www.andre-torre.com

 

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